L'eau un allié précieux mais sauvage.

L'eau indispensable à la vie...


Un peu d'histoire :

L'homme à toujours essayer de dompter l''énergie de la nature notamment celle de de l'eau :

  • pour se protéger

  • pour utiliser sa force ( moulins , forges, hydroélectricité etc. )

  • pour irriguer

à l'époque le pétrole et le moteur à explosions n'étaient pas démocratisés.

JUSQU’AU XVIIEME SIECLE :

Zone frontalière entre la France et le comté de Nice, envahie par les marais, la plaine du Var ne s’est peuplée que tardivement (début du XVIIème siècle). Auparavant, elle n’est utilisée que comme zone de parcours pour l’élevage, d’alimentation en bois de feu, et de maraîchage (non protégé). A cette époque, il n’existe aucun pont pour traverser le fleuve, on ne recense que deux gués : gué de Saint-Laurent et gué de Gattières.

LE DEBUT DU DEVELOPPEMENT DE LA PLAINE :

Dès le début du XIXème siècle, il y a une réelle volonté de mise en valeur agricole. En 1845, dans le cadre du plan Sarde, des travaux d’endiguement sont entrepris mais uniquement sur la rive niçoise (rive gauche). Ces endiguements avaient pour but prioritaire de protéger contre les crues du Var les terres nouvellement gagnées, tout en profitant de l’effet fertilisant des crues. A cet effet, l’ensemble de l’aménagement s’est effectué sous forme de casiers submersibles, permettant de piéger sur les terrasses toutes les particules fines (limons fertiles) présentes en suspension. De nombreuses traces de ces aménagements sont encore visibles et structurent la basse vallée (ouvrages de décharges, digues de casiers, …). L’endiguement de rive gauche sera terminé vers 1930. La rive droite reste à l’état naturel. La traversée du Var est possible à partir du pont de bois de Saint-Laurent construit en 1792. Le rattachement du Comté de Nice à la France en 1860 s’accompagne de la réalisation d’ouvrages pérennes de traversée du fleuve (Pont Napoléon III, pont de chemin de fer du PLM). L’endiguement de la rive droite s’effectue entre 1920 et 1970, à des fins agricoles (casiers).

DE L’APRES GUERRE A NOS JOURS :

A la fin de la seconde guerre mondiale, l’agriculture est encore majoritaire dans la plaine grâce aux terrains extrêmement fertiles, bien nourris par les crues du Var qui déposent les limons. De plus, la nappe peu profonde fournit une grande quantité d’eau. La possibilité d’exploiter aisément, de manière industrielle, les gisements alluvionnaires de la basse vallée a entraîné une surexploitation notable de la ressource. Au total ce seront près de 50 millions m3 de matériaux qui seront extraits en 40 ans représentant 150 ans d’apports naturels. L’endiguement progressif du Var a eu pour conséquence un léger exhaussement des fonds par dépôt des graviers. Les premières extractions apparaissent donc comme un remède à cet exhaussement. Mais la surexploitation des gravières entraîne petit à petit le basculement du lit et l’abaissement de la nappe. Cela va conduire à prévoir la réalisation de 16 seuils et à mener à bien l’exécution de 11 d’entre eux. La fonction première des seuils est de maintenir artificiellement la ligne d’eau d’étiage, afin d’éviter que le Var ne draine la nappe. La deuxième fonction est d’empêcher l’effondrement des digues et des ponts, par suite de l’affouillement de leurs fondations. La crête de chaque seuil est fixée au niveau du Var de 1912, tel qu’il avait été levé par le « Service des grandes forces hydrauliques » (administration des « Ponts et Chaussées »). Ces seuils vont redessiner la ligne d’eau du Var en la décomposant en biefs séparés par des chutes de l’ordre de 5 mètres. Toutefois, les hypothèses hydrologiques retenues pour la construction de ces seuils sont basées sur des séries hydrologiques courtes. On suppose également à l’époque une extraction raisonnée (en largeur et en profondeur) alors que les extractions en souille vont se poursuivre sans réel contrôle entraînant le piégeage de tous les matériaux (grossiers à l’amont et limons dans les souilles). Dans les souilles s’est crée un milieu nouveau, où le limon a pris la place du gravier absent. La pente de l’écoulement au niveau des souilles est faible voire nulle en temps ordinaire. Le dépôt des limons entre les seuils va entraîner le développement d’une végétation rivulaire exubérante et exogène. Cette végétation va piéger encore plus de limon dans un cycle qui s’auto-alimente. La zone comprise entre les seuils 10 et 2, bien que constituant un milieu totalement artificiel, va être classée en zone de réserve ornithologique. Si ce développement améliore la qualité du milieu, il diminue la capacité d’écoulement des crues. Pour répondre aux besoins de consommation électrique locale, les seuils ont été aménagés pour l’hydroélectricité postérieurement à leur construction. Si l’impact économique est positif, les effets sur les lignes d’eau et sur le charriage des matériaux sont très pénalisants, les seuils n’étant pas conçus au départ pour cette fonction. De plus les microcentrales ont été installées au tiers de la largeur du lit et se sont accompagnées de la construction de routes d’accès. En plus de l’élévation des niveaux en crue, l’hétérogénéité des courants sur le seuil a favorisé l’érosion des radiers. Dans les 3 derniers kilomètres du cours du Var, l’endiguement se poursuit avec le développement de Saint-Laurent, la construction de l’autoroute A8 ou même des remblais sauvages. Cette restriction sera particulièrement dommageable car la pente du Var étant plus faible qu’en amont, l’écoulement moins rapide exige des sections plus grandes. La largeur d’écoulement disponible pour le fleuve s’est ainsi réduite pour se fixer à une largeur moyenne de 300 mètres entre digues voire moins en certains points localisés sur l’ensemble de la basse vallée. La surface dévolue à la rivière a diminué de 58 % ( de 15.25 km2 à 6.25 km2 ) entre 1800 et 1997, entre le Gabre et la Mer. Avec la crue majeure de 1994 (débit estimé à 3000 m3 /s) le Var rappelle qu’il a besoin d’un espace minimum pour évoluer : x Rupture du seuil 2 puis du seuil 3 avec déstabilisation du seuil 4, mettant en évidence le risque de rupture des seuils « en château de carte ». Le mauvais calage de la digue de l’autoroute A8 (digue Escota) en rive gauche a provoqué une importante submersion sur Nice, jusqu’à l’aéroport et la préfecture. x En rive droite au niveau du Pont Napoléon III, la limite de débordement était presque atteinte, menaçant le centre commercial CAP 3000. En amont des seuils 9 et 10, on assiste à la submersion de la zone industrielle de Carros-Le Broc, dû à un mauvais calage de la digue existante, faisant suite à un arasement des digues, effectué dans les années 1980 Aujourd’hui, l’ensemble des projets s’articule autour du développement industriel de la plaine et de son urbanisation, sans oublier le souci de préservation de la nappe.

source : rapport d''étude SOGREAH 2003

L'eau actionnait aussi les forges, dont celle des Maria à Roquebillière (Vésubie). Autrefois les économies étaient plus sobre en énergie utilisant les forces de la nature comme l'eau ou le vent pour mécaniser des taches laborieuses

Des crues dévastatrices s'étaient produites par le passé.

Des crues se sont produites récemment

Des pluies diluviennes se reproduiront.

C'est juste une question de temps , d'intensité et surtout sur le relief accidenté des alpes maritimes se produiront les phénomènes ?

Tempête Alex , estimation de cumul des pluies via radar , source : Papi Var smiage .

Fond de carte 1950-1965 géoportail.gouv.fr La montagne à l'époque, déplumé de ses arbres. L'anthropocène avait déjà commencé. Les industries de la construction, de la construction navale et du chauffage devaient être les 3 principaux consommateurs de ce bois.
Cette vidéo explique la déforestation puis le reboisement et plus. La stabilisation des apports en matériaux des fleuves.

Le changement climatique, des menaces et des opportunités :

La guerre de l'eau, déjà chez nous ?
Source : DocumentDDTM06

Au vu de la forêt actuelle, L'ONF avaient du essentiellement replanter des résineux. Les futs bien droit devaient être appréciés ainsi que la croissance rapide de ces essences.

Aujourd'hui le changement climatique, est une menace et une opportunité pour cette forêt domaniale .

Une menace car :


  • Les automnes sont plus sec que par le passé, le nombre de jour annuel de pluie tend vers une diminution tandis que les épisodes extrême ( + de 30mm/H ) ont tendance à augmenter en fréquence.

  • Les hivers sont moins rudes que par le passé mais des pic a 10-°C peuvent être observés. Des feux de forêts sont aussi possible comme à Villar-sur-Var en janvier 2019.

  • Les printemps sont plus secs et venteux que par le passé.

  • Les été deviennent de plus en plus chaud, la barre des 40°C en journée peut être franchie. L'index UV y est également très élevé !


Un miracle qu'a Malaussene , il n'y avait pas eu de blessé grave ou de mort.
Un petit coté Harry Potter

Le train des pignes avait du jouer un rôle important dans le développement économique de Malaussène.

Source : Document DDTM06

Les formes d'agressions climatiques :

  • feux - sécheresses - UV

  • pluies diluviennes - laves torrentielles

  • gel - dégel

  • érosion biochimiques et physiques des roches

  • attaquent champignons et ou maladies sur la forêt

La menace du feu ou les conifères se transformeraient en allumettes et ou les pommes de pins propageraient rapidement l'incendie est plus que préoccupante. Comme les méga-feux de Californie ou de la Sibérie, qui brulent chaque année. Combien de temps le bassin méditerranéen sera t'il épargné ? Cela a déjà commencé, oups...

Des opportunités :


Dans le cadre de création d'un PPR inondation et PPR incendie :

1) L'abatage des résineux et le contrôle de la densité des résineux. Evacuation des grumes de la forêt.

2) Valorisation des grumes via une scierie à implanter à Malaussène ( scierie Spinelli de Castagniers , déplacer la scierie ). Valoriser en bois de charpente. ( = création d'emploi , objectif climatique = séquestration durable du co2 du bois dans les bâtiments).

4) Reboiser les parcelles avec des essences résistantes à la sécheresse et feu. Possédant un système racine pivot puissant pour stabiliser les terrains .

Travailler en collaboration avec L'ONF , L'INRAE , BRGM et FORCE06 Etc...


5) Création accès pompiers aux quartiers des gravières ( P37-38 synthèse Alex )

Création de bassin d'eau par quartier = réserve (tampon) d'eau pour les pompiers au sols et de l'eau pour les potagers.

6) Politique de préemption, rachat des maisons par la commune/ Etat dès qu'un propriétaire met en vente.

L'Etat rachète les biens pour sécuriser la zone.

7) à défaut de reboisement , créer une troisième carrière ?

Dans les gravières ?

8) Construire un barrage voute dans les gorges de la Mescla ?

Objectifs :

  • écrêter les crues

  • Autonomiser la région Paca sur sa production électrique .

  • développer le réseau THT de la Paca

  • création d'emplois - croissance économique

  • reserve d'eau des Alpes maritimes

Les revers de la médaille : l'apport de matière sédimentaire au lit du Var serait fortement diminué. Déjà problématique aujourd'hui.

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L'ancienne scierie
Ancienne scierie à Castagnier
La scierie à réimplanter à Malaussène. Voir avec Nicoletti. Passer par décret ?

Difficile à percevoir avec nos sens et pourtant :

Pourtant les fictions et les anticipations ne manquent pas pour nous interpeller :

Pourtant dans les films , on arrive à se mobiliser . What's wrong ?

Plus récemment.

Prémonitoire ?
Utopique ou dystopique ?

Conclusion :

Observations , analyses , conclusions...

Eveiller les consciences , Il y a du pain sur la planche.


God bless you ...